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Societe
20/04/2017

Chasse, histoire et nature en Val-de- Loire : le château-musée de Gien (Loiret) en pleine renaissance

Le château-musée de Gien rouvre enfin ses portes à partir de ce samedi 22 avril. Un événement, après bientôt cinq ans de travaux financés par son propriétaire, le Département du Loiret. Le musée présente une partie de la collection qui appartient pour l'essentiel à la ville de Gien. Les pièces sont présentées au public selon trois axes qui évoquent des types de chasse : à tire, à courre et à la fauconnerie. La muséographie intelligente rend la visite moderne avec le recours aux projections de vidéos et à des écrans tactiles. Elle fait aussi la part belle à la nature, dans une présentation à la fois pédagogique, instructive et ludique. Les premiers visiteurs seront accueillis ce samedi 22 avril à partir de 14 heures, jour de l’inauguration officielle. À cette occasion, l’entrée du château-musée est gratuite durant une semaine, jusqu'au 30 avril.

L’année 2017 fera date dans l’histoire du château-musée de Gien. En effet, elle marque l’aboutissement de près de cinq années de travaux financés par le Conseil départemental du Loiret et d’une nouvelle muséographie.

Depuis 1952, le château sert d’écrin au Musée de la chasse, créé par Pierre-Louis Duchartre, inspecteur des musées de France, et Henri de Linares, 1
e conservateur.
Après quatre années et demi de travaux, c’est un musée entièrement repensé avec une muséographie moderne qui ouvre ses portes.
Des collections remarquables sur les techniques de chasses au vol, à courre et à tir sont désormais présentées, pour les rendre accessibles à tous et replacer l’histoire de la chasse au coeur du Val-de-Loire.


Les premiers visiteurs sont accueillis ce samedi 22 avril, jour de l’inauguration officielle. Depuis le
début de la semaine, le Département du Loiret et la ville de Gien proposent des animations dans le centre-ville de Gien afin de célébrer la réouverture du château-musée.

"Les Giennois sont heureux de retrouver leur château", assure Yannick Rouyeras, le directeur du cabinet du maire, à l’occasion de la visite de presse organisée dernièrement.
Photos Patrice Dézallé

Gien : un paysage de cocagne, entre Berry et Sologne, avec la Puisaye et ses étangs, et bien sûr la Loire. Acquis en 1823 par le Département, le château est l’un des premiers châteaux de la Loire géographiquement et chronologiquement.... Hugues Saury, président du Conseil départemental du Loiret, accompagné de Frédéric Néraud, vice-président et président de la Commission Économie, Tourisme, Patrimoine, et Culture du Loiret, plante le décor en recevant la presse.

Surplombant la Loire, "ce rendez-vous de chasse depuis toujours, situé dans une région giboyeuse, va évidemment rester un musée de la chasse. Mais nous voulons aussi en faire le lieu de connaissance sur ce qu’est le Val de Loire et le Giennois", poursuit Hugues Saury.

Alors que la fréquentation était en fort déclin au début des années 2000, à environ 17.000 visiteurs par an, aujourd’hui, l’objectif est de faire venir rapidement environ 35.000 visiteurs par an, ce qui représente une moyenne de 100 par jour, sans tenir compte de la saisonnalité.
Hugues Saury se dit assez confiant compte tenu de l’attractivité qui se développe dans ce secteur du Loiret, notamment grâce au parcours de la Loire à Vélo, lequel draine environ 60.000 voyageurs par an selon Christian Bouleau, le maire de Gien.
Il y a aussi un potentiel lié au tourisme de nature.

Françoise Reginster, directrice de la conservation départementale, guide la visite de la presse en compagnie du muséographe Rémi Dumas-Primbault, du cabinet DUMA.
Photos Patrice Dézallé

L’écrin ayant été restauré, restait à le garnir avantageusement. 15 salles sont utilisées pour présenter trois thèmes, soit 5 salles par thème.
"Le fonds de collection étant hétérogène, il a fallu faire des rapprochements pour éveiller la curiosité du public", explique Françoise Reginster, directrice de la conservation départementale.
En partant du principe que ce public n’est pas nécessairement chasseur.
Cela donne un parcours de visite à travers trois séquences bien signalées, consacrées chacune à un type de chasse.
De plus, "on a fait réaliser des films par un fin connaisseur de la nature pour proposer un mélange de vidéos avec de l’exposition et de l’image", indique Françoise Reginster.
La muséographie devrait ainsi convenir à toutes les générations.

Parcours de visite diversifié
Le muséographe, Rémi Dumas-Primbault, de l’agence DUMA, apporte des précisions sur le parti pris.
Des petits espaces ont été aménagés sur trois étages.
Le parcours commence dans une salle qui résume les présentations des trois arts cynégétiques. La signalétique, encore embryonnaire il y a une semaine, est inspirée des sentiers de randonnée avec des panneaux fixés sur des troncs d’arbustes.

Sur quelque 14.000 objets du fonds de collection appartenant pour l’essentiel à la Ville de Gien, il y a une collection de 4.000 pièces de boutons - 880 boutons sont présentés - et une collection d’oiseaux. Environ 10% seulement de l’ensemble des pièces peuvent être présentés à la fois.


La salle sur la vénerie est consacrée à l’homme chasseur. C’est là que l’on peut trouver des costumes et 880 boutons de chasse, présentés comme un tableau non pas de chasse mais un tableau de peintre à la Kandinski. Cette collection a été pour l’essentiel donnée par la veuve du collectionneur Daguilhon-Pujol.

Dans une autre salle, un panneau reconstitue les différentes étapes d’une chasse à courre. Des dispositifs didactiques et sensoriels sont associés, ce qui permet l’évocation sonore d’une journée type de chasse, avec notamment différentes sonneries de cors.
Cette reconstitution a été réalisée à partir du témoignage de Pierre de Rouälle, président de la société française de vénerie.

Par ailleurs, des natures mortes offrent une interprétation de la chasse plus que des actions de chasse. Une tapisserie représente le rôle que le chien peut tenir dans les différentes chasses pratiquées. Une vitrine fait découvrir des accessoires de chasse, dont une quinzaine de fusils. Des portraits de chasseurs du XVIIIe siècle à nos jours, sont accrochés aux murs... Prévert y aurait fait un inventaire spécifique.

Puis trois petites salles, comme des cabinets, sont consacrées aux mythes de la chasse, comme Saint-Hubert. L’on est proche alors de la salle du loup, avec les accessoires du maître louvetier.
Et, pour finir, une salle beaucoup plus grande permet aux visiteurs de s’adonner aux ombres portées (chinoises) sur le mur. Des modèles de formes à reproduire sont évidemment proposés.

Ah, nous allions oublier, le « clou », c’est-à-dire la fameuse salle aux trophées, emblématique du musée de la chasse de Gien.
La dernière salle est consacrée aux petits gibiers, avec leurs chants. Et un petit film illustratif. Une partie de la collection de quelque 2.000 œufs donnée dans les années Soixante, est présentée dans un meuble à tiroirs. Un système combinant la loupe et les code-barres permet d’obtenir des informations sur les œufs présentés.

Avant de quitter les lieux, le visiteur est "interpellé" par des expressions plus ou moins connues provenant du lexique de la chasse. Par exemple : "Faire le dos rond" (comme le lièvre), ou "Qui part à la chasse perd sa place".
Qui visitera le château-musée de Gien ne perdra pas son temps.

Patrice Dézallé

 

En bref

Jauge. Pour des raisons de sécurité, le château de Gien ne peut pas accueillir plus de 370 visiteurs à la fois sur les trois niveaux.

9 millions. Les travaux lancés en 2012 se sont soldés par une facture de 9 millions dont 8 à la charge du Département et 1 million d’aides de l’Etat. 1 million a en outre été budgété pour la muséographie.

Accueil du public. Cafétéria, salle de conférence, ascenseur… L’accueil du public a été soigné. Mais c’était aussi une obligation.

Fonds et rotation. La muséographie a intégré le besoin d’un système de rotation des oeuvres qui permettra d’optimiser leur conservation mais aussi de renouveler et faire découvrir la diversité et la richesse des collections graphiques du musée.

Musée de France. Le musée de Gien est labellisé Musée de France depuis 2003. Une belle reconnaissance mais aussi des contraintes, car il a fallu présenter un projet scientifique et culturel à la hauteur, validé en août 2015.

Restauration d’objets des collections. La fermeture du musée a été l’occasion de procéder à un important chantier de restauration des collections : le Département du Loiret a engagé la restauration de plus de 150 objets de collections (dont plus de 100 oeuvres graphiques, 9 sculptures, 3 objets d’ébénisterie et une vingtaine de peintures à l’huile).
Ces oeuvres font partie intégrante du nouveau parcours permanent qui est proposé. Ce travail a été réalisé par différents restaurateurs spécialisés sur plus de deux ans pour un budget de 215.000 € environ

Se tourner vers le Val de Loire. La zone du Giennois est exclue du périmètre du Val de Loire labellisé Patrimoine mondial par l’UNESCO. Néanmoins, "nous souhaitons faire du Département un Département tourné vers le Val de Loire", indique Hugues Saury, qui constate que la fréquentation touristique dans le Loiret est en forte augmentation.


 

Une offre touristique complète à mettre en place

Jean-Noël Cardoux, sénateur et président de l’association des Amis du musée de Gien, rend hommage au Département d’avoir finalisé ce projet de restauration malgré un contexte financier difficile.
Il rappelle que le projet avait été enclenché lorsqu’il était vice-président du conseil général, délégué aux affaires culturelles. Et "Maintenant, il va falloir le faire vivre".

L’idée était de mettre en réseau les musées cynégétiques français, notamment Chambord (Loir-et-Cher), Senlis, et le musée du veneur du château de Montpoupon à Céré-la-Ronde (Indre-et-Loire), explique Jean-Noël Cardoux.
Une idée qui n’est pas abandonnée. Mais elle pourrait faire partie d’une offre touristique plus complète comprenant également la gastronomie de gibier et la faïencerie de Gien.
Un projet auquel souscrit Christian Bouleau, qui se plait à souligner les excellentes relations développées entre le Département et sa ville. "Il y a une vraie convention et un vrai partenariat. L’économie giennoise a ainsi l’occasion de se réapproprier le château, même s’il est propriété du département".
Dans le même temps, la ville de Gien a dégagé un budget de 6 millions pour la rénovation du centre-ville, afin de favoriser une vraie dynamique.
"Il faut vendre notre territoire dans toutes ses dimensions", renchérit Christian Bouleau. Avec les châteaux de Saint-Brisson, de La Bussière, le Gâtinais, et bien sûr Briare et son célèbre pont-canal.

"Nous avons travaillé dans d’excellentes conditions", confirme Frédéric Néraud. Il faut dire que la ville possède l’essentiel des collectifs. Et la convention stipule qu’elle en reste propriétaire. En contre-partie, elle s’engage à contribuer pour 20% à leur entretien.

 

La nature au coeur de la nouvelle muséographie

Le Conseil départemental a sélectionné une équipe chargée de mettre en oeuvre la nouvelle muséographie. Cette dernière a puisé son inspiration dans le proche environnement forestier du château afin d’être en parfaite cohésion avec le sujet abordé.
Cette nouvelle approche muséographique, conçue dans le respect du monument, permet une mise en scène renouvelée des collections selon l’axe de découverte choisi par le Département : chasse, histoire et nature en Val-de- Loire.
Une quinzaine de salles d’exposition ont été complètement restructurées afin d’illustrer ces nouveaux thèmes et d’intégrer les contraintes de conservation des collections.
La chasse est présentée de façon pédagogique en tant qu’activité de loisir mais également à travers la découverte de la faune du Val-de-Loire.

La direction de la Conservation départementale a piloté l’ensemble du programme muséographique avec le soutien de nombreuses associations, nationales et locales.
Ainsi, l’Association Nationale de Fauconnerie et Autourserie (ANFA), la Fondation Nationale de la Vénerie, l’Association des Amis du Musée de Gien et la Fédération des Chasseurs du Loiret ont contribué à l’élaboration de ce projet. Le Département du Loiret a également travaillé en concertation avec la Direction Régionale des Affaires Culturelles Centre Val-de-Loire (DRAC) pour la réouverture du château-musée de Gien.


Le musée présente trois typologies de pratiques cynégétiques : la chasse au vol, la chasse à courre et la chasse à tir.
Pour chacune de ces chasses, trois axes forts sont abordés : le rapport à la nature, l’homme chasseur et la représentation de la chasse.

La chasse au vol
Après une "introduction" dans un "cabinet de curiosités", le circuit se poursuit par la présentation d’une chasse aujourd’hui confidentielle mais qui existe pourtant depuis plusieurs millénaires : la chasse au vol, connue aussi sous le nom de fauconnerie, qui consiste à utiliser des oiseaux de proie, dressés pour capturer du gibier sauvage.
Cette chasse pratiquée partout dans le monde est reconnue par l’Unesco comme patrimoine culturel immatériel de l’humanité en 2010.

La vénerie
L’étage supérieur de l’aile Est du château est consacrée à la vénerie. Elle débute avec la présentation d’une importante collection de boutons de tenue d’équipage, renommée auprès des chasseurs à courre.
La suite du parcours s’applique à présenter les spécificités de cette chasse très codifiée où toute action procède d’une tradition bien établie. Un important dispositif multimédia est d’ailleurs déployé au centre d’une des salles mettant l’accent sur les différentes étapes qui rythment une journée de chasse à courre.

La chasse à tir
La chasse à tir est présentée dans l’aile sud de l’édifice. C’est la pratique cynégétique la plus connue et celle qui compte le plus grand nombre de pratiquants. Elle est intrinsèquement liée à l’évolution technique des armes de jets puis des armes à feu.
La dernière salle du parcours est consacrée elle aussi à la chasse à tir.
Une vidéo immersive y est présentée, replaçant le visiteur dans la situation du chasseur aux aguets. Pour la première fois est exposée au public une collection exceptionnelle de quelque 2.400 oeufs, rassemblés dans un meuble à tiroirs conçu spécialement à cet effet. Cette collection fut donnée au musée en 1961 et réunit des spécimens d’une grande variété.
Parmi eux, ce sont les oeufs des espèces chassées qui seront mises en exergue, par un dispositif innovant et ludique.



Expressions
En fin de parcours, le visiteur est amené à découvrir les expressions issues des différentes pratiques cynégétiques passées dans le langage courant.
Utilisées au quotidien, ces différentes locutions, dont l’origine nous est souvent inconnue, forment un véritable fil conducteur et attestent de l’ancrage de la chasse dans notre société.
Par exemple :
Faire carrière : cette locution désigne une personne s’élevant progressivement dans la hiérarchie, par analogie au vol ascendant du faucon qui prend de la hauteur par paliers successifs, appelés carrières.
À cor et à cri  : en vénerie, le son des trompes et le cri des chasseurs sont utilisés pour communiquer avec les chiens. L’expression est reprise pour signaler ou exprimer une information capitale avec zèle et éclat auprès du plus grand nombre.
Tomber dans le panneau  : Au XVe siècle, le "panneau" est un filet tendu sur le passage des petits animaux sauvages, qui permet de les capturer sans les effrayer.
Depuis, cette expression s’emploie pour dire qu’une personne s’est fait prendre au piège par sa crédulité.



 

La salle dédiée aux trophées et aux massacres a été rajeunie mais conservée, Cette salle très emblématique du musée est consitutée d’oeuvres issues d’un don d’André-Jacques Hettier de Boislambert dans les années soixante-dix. Il s’agit de gibiers qu’il a lui-même abattus. Il faut donc respecter ses volontés quant à la manière dont elles sont exposées.
La présentation de cette salle sert à montrer la façon dont on présentait ce type de trophées à cette époque.

 

 Classé monument historique en 1840

 

En 1840, le château de Gien est classé monument historique. Le château est endommagé pendant les bombardements sur la Loire en juin 1940, mais l’ensemble des corps de logis résiste.
Ce n’est qu’en 1952, selon la volonté de Pierre-Louis Duchartre, inspecteur principal des musées de France, que grandit l’idée de faire de ce lieu, un musée de la chasse, après une situation embryonnaire depuis 1935.
Les collections réunies par la Ville de Gien, sous la direction d’Henri de Linarès sont alors organisées dans le bâtiment du département.

La chasse s’est imposée comme thème d’exploitation des collections, en cohérence avec l’implantation géographique du bâtiment, au carrefour de forêts giboyeuses, dans un territoire historiquement dédié aux chasses royales tout d’abord, puis à ce passe-temps en osmose avec la nature, enfin parce que la dévolution de ce château fut depuis l’origine, le pied-à-terre idéal pour des séjours de chasse.
Depuis 2003, il dispose également de l’appellation « Musée de France », gage de l’importance et de la qualité des collections qu’il conserve.
Les travaux de réhabilitation du château de Gien ont été l’occasion de repenser entièrement le parcours de visite du musée.
Depuis fin 2015, le Département travaille sur le projet scénographique du futur site et assure la gestion des 14.800 oeuvres qui y sont conservées. Les différents travaux et aménagements ont par ailleurs permis d’ouvrir des espaces jusqu’à présent inaccessibles au public. Le musée s’étend sur une surface de 2.000 m².

 



Infos pratiques
Accueil au public
Le château-musée de Gien rouvre ses portes le 22 avril 2017 à 14heures. À cette occasion l’entrée est gratuite durant une semaine, soit du 22 au 30 avril 2017.
HORAIRES
Le château-musée de Gien est ouvert :
• du 1er mai au 30 septembre : de 10 h à 18 h du lundi au dimanche (fermé le mardi). Visite guidée à 10 h 30, 14 h 30 et 16 h.
• du 1er octobre au 30 avril : de 13 h 30 à 17 h 30 du lundi au vendredi (accueil des groupes le matin à partir de 10h, sur réservation).
Fermé le mardi sauf les jours fériés.
Ouverture le weekend et les jours fériés de 10 h à 12 h et de 13 h 30 à 17 h 30.
Visite guidée à 14 h 30 et 16 h.
Le château-musée de Gien est fermé le 25 décembre ainsi qu’au mois de janvier.

TARIFS DE VISITE PAR PERSONNE
• Visite libre adulte : 8 €
• Visite guidée adulte : 10 €
• Visite libre enfants de 6 à 17 ans : 5 €
• Visite guidée enfants de 6 à 17 ans : 6 €
• Gratuit pour les enfants de moins de 6 ans TARIFS RÉDUITS
• Visite libre adulte : 5 €
• Visite guidée adulte : 6 €
• Pass entrées illimitées (1 an) : 18 €
• Tarif famille (2 adultes et 2 enfants de plus de 6 ans) : 22 €


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