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>> Le verre à coeur, 10 ans de sculptures en verre de Natacha Mondon et Eric Pierre, Musée du verre de Dordives (Loiret), jusqu'au 18 mai 2014

>> "Les animaux et la Grande Guerre", jusqu'au 28 septembre à Bourges

>> Cannelle et saphir, le voyage oriental des épices et des gemmes,
jusqu'au 31 août 2014, au Muséum d'Orléans

REGION CENTRE

LA GOMMETTE VERTE

Acteurs
21/07/2012

L’agglo de Châteauroux (Indre) signe avec la Chine le 31 juillet pour favoriser son développement économique en haute qualité environnementale

Le mardi 31 juillet 2012 sera une date « historique » pour Châteauroux et son agglomération. C’est en effet ce jour-là qu'est signé avec une société chinoise un compromis de vente du château d'Ozans et d'une partie des terres autour (12 ha environ), dont la communauté de communes castelroussine est propriétaire… Une seconde signature interviendra courant octobre pour les 114 ha de terrains militaires (sur 300 ha qui étaient précédemment occupés par le 517è RT) quand le transfert de propriété de l'État à l'agglo sera effectif. Précurseur d’une nouvelle génération de parcs d’activités, Ozans va postuler à une certification Haute Qualité Environnementale (HQE) qui est encore très rare pour les ZAC.

Châteauroux et son agglomération disposent de réserves foncières importantes.

La société Sino France Economic Coopération Zones (SFECZ) va acquérir plusieurs terrains situés sur la commune d’Etrechet (future ZAC d’Ozans) et une partie de l’ancienne base militaire de la Martinerie, afin de réaliser une zone de coopération économique sino-française.
Le pacte de préférence voté par le conseil communautaire castelroussin annule l’accord précédent avec la société Sino-française de développement économique de Châteauroux (SFDEC). Il faut dire que la société mère de la société Sino France Economic Coopération Zones (SFECZ) est détenue à 100% par l’État chinois. Certains y voient une garantie, d’autres des risques de perte de « souveraineté » locale. Mais l’État chinois était déjà présent en filigrane dans la première société, comme nous le fait remarquer un représentant de l’État français. La SFDEC a agi en éclaireur pendant de très longs mois.

Un sujet de polémique

Lors du conseil communautaire castelroussin du 29 juin, ce projet de signature d’un accord avec des partenaires chinois a été vivement débattu.

La polémique a porté notamment sur le fait que la SFECZ ne paiera qu’un acompte d’environ 10% de la valeur des biens. Elle se charge ensuite de commercialiser les terrains.
Grâce à la signature de la convention, les investisseurs chinois pourront utiliser le château comme vitrine et lieu de rencontre avec les acquéreurs potentiels, ce qui n’est pas du goût de tout le monde.

Mais contrairement à ce qui a pu être dit et écrit, "le château n’est pas vendu à perte, bien au contraire, et il n’y a jamais eu aucune expropriation dans ce dossier", précise Gil Averous, directeur de cabinet de Jean-François Mayet, sénateur-maire de Châteauroux, président de la communauté d’agglomérations castelroussine.

Un réserve foncière importante

L’agglomération de Châteauroux dispose de réserves foncières très importantes : une zone de développement économique de 500 hectares (La Martinerie, au nord, côté Saint-Amand-Montrond) et l’ancien terrain militaire du 517e RT (régiment de transmission), officiellement fermé depuis le 1er juillet, qui s’étend sur 300 hectares.
L’installation d’une école intégriste catholique sur une trentaine d’hectares, pour y ouvrir un lycée, a suscité la polémique. La Fédération française de tir a obtenu aussi un espace pour s’y installer. Il reste 200 hectares vacants pour l’instant.

Des emplois en vue, mais probablement moins qu’annoncés initialement

Ce qui fait aussi polémique c’est le fait que les quelque 4.000 emplois annoncés il y a quelques années pour « vendre » le projet sur la zone d’Ozans seraient réduits aujourd’hui à une quarantaine. Les écologistes castelroussins, en particulier, critiquent ce projet de zone d’activité, considérant qu’il "stérilise" de bonnes terres agricoles. Un agriculteur s’estimant spolié a d’ailleurs déposé un recours devant le tribunal administratif.
Les élus écologistes de l’agglo de Châteauroux ont fait de même mais pour viser l’autorisation accordée à l’école intégriste catholique. Ils évoquent par ailleurs les risques potentiels qu’une zone d’activité ferait courir à la qualité de l’eau des captages au nord de Châteauroux.

Du "Made in France" pour des produits chinois ?

Le projet chinois soulève un certain nombre d’interrogations. "Quel est le but de l’opérateur ?" demandent les écologistes locaux. Ils ne comprendraient pas par exemple que cette tête de pont serve à importer des produits chinois en vue de les assembler et de leur faire bénéficier de la marque « Made in France ». Argument de Jean-François Mayet : "D’autres le feront si ce n’est pas nous".
 
Il pourrait y avoir une sorte d’arbitre dans le dossier : Philippe Malizard, qui vient d’être nommé commissaire régional au redressement productif de la région Centre, auprès du préfet de Région.
Philippe Malizard était précédemment… secrétaire général de la préfecture de l’Indre. Il aurait évoqué tout récemment dans un courrier l’hypothèse de la création de 400 emplois par les Chinois à Châteauroux.

L’aéroport peut être à la base d’un nouvel essor économique

Enfin, on peut comprendre que Châteauroux et avec elle l’agglomération et le département de l’Indre, classés comme « sinistrés » depuis des années au regard des statistiques économiques et sociales de la région Centre, essaient de mettre en place une stratégie qui donne un nouvel élan depuis l’époque désormais très ancienne où les Américains avaient apprécié les potentialités du secteur et plus particulièrement l’aéroport. En 1951, l’US Air Force a en effet choisi Châteauroux, en accord avec le gouvernement français pour installer sa plus importante base aérienne en raison de sa climatologie favorable et de sa position centrale européenne.

Le dernier numéro du Journal de l’Agglo de Châteauroux vante d’ailleurs les atouts de cet aéroport, qui est passé sous la tutelle du Conseil régional du Centre au 1er mars 2007 : 70 salariés, 8.000 tonnes de fret, 3.000 passagers et un chiffre d’affaires de 8,6 millions d’euros en 2011.
L’aéroport de Châteauroux accueille 7 sociétés spécialisées dans différents domaines de l’aéronautique, dont une unité spécialisée dans le démantèlement, et doit construire un hangar de 8.000 m².

Ancien président de la CCI de l’Indre, Jean-François Mayet avait eu l’idée de faire une zone d’accueil d’usines classées Seveso (à risque). Cette idée a été diamétralement transformée en projet de zone HQE (haute qualité environnementale) qu’il reste toutefois à faire valider.

Patrice Dézallé.

 
Ce que j’en pense
L’arrivée de capitaux chinois en France, et particulièrement en région Centre, suscite des cris d’orfraie.
Les premiers émois sont apparus en mai dernier dans la région Centre, à la suite de la reprise de la société Brancher, à Tremblay-les-Villages, près de Dreux (Eure-et-Loir), spécialisée dans la fabrication d’encres et de vernis pour l’industrie graphique, par Suzhou Kingswood Printings Inks.
Des représentants Chinois ont expliqué que l’entreprise eurélienne (transfuge de la région parisienne il y a seulement quelques années) était au bord de la disparition et qu’ils ne sont pas arrivés en raiders, mais ont fait une proposition de continuité de l’activité. Proposition qui a d’ailleurs été validée par le tribunal de commerce de Chartres.
Pourquoi faudrait-il se défier des capitaux chinois plus que d’autres ? C’est la question fondamentale. Nous vous laissons y répondre.

Un article paru en janvier 2012 dans l’Express évoquait la crainte du « péril jaune ». Les sinophiles font remarquer que la culture chinoise est plutôt tournée vers l’empathie que vers l’esprit de conquête à tout prix.
Les mêmes craintes s’étaient manifestées il y a une trentaine d’années lorsque les Japonais sont arrivés en France avec leurs technologies de pointe.
Aujourd’hui, de nombreux fabricants européens et français ont contractualisé avec ces fournisseurs asiatiques. Au point même d’être très dépendants, comme on a pu le constater à la suite du tsunami de mars 2011 et de la quasi destruction qui s’en est suivie de la centrale de Fukushima.
Mais, entre temps, des usines japonaises se sont installées en France. La région Centre, et particulièrement le département du Loiret, n’enorgueillissent de compter le plus d’entreprises japonaises, lesquelles contribuent au développement économique local. Pourquoi en irait-il autrement avec les Chinois

Patrice Dézallé

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