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REGION CENTRE

Enjeux/Débats
24/06/2012

Réchauffement climatique : les vulnérabilités de la région Centre

Le rapport du schéma Climat, Air, Energies que le conseil régional vient d’adopter définitivement, comprend une analyse de la vulnérabilité de la région aux effets des changements climatiques et donne des pistes sur les adaptations qu’il faudra mettre en place afin de réduire notre vulnérabilité. Tous les secteurs d’activité seront affectés par les modifications du climat et l’augmentation de la fréquence des phénomènes extrêmes. L’agriculture, la sylviculture et la biodiversité ainsi que la santé semblent les plus exposés. Extraits…

La biodiversité modifiée

Le réchauffement va modifier sensiblement le fonctionnement de la végétation cultivée : le réchauffement se combine avec l’augmentation de CO2 pour stimuler la photosynthèse , sous réserve que l’eau soit disponible dans le sol.
Les différents types de végétation réagiront de manière différente à ce changement, d’autant plus que l’accès à certains éléments minéraux pourra jouer un rôle limitant. Les règles de la compétition entre eux seront également affectées (ainsi que celles entre les cultures et les mauvaises herbes). Les mêmes effets peuvent être diagnostiqués pour les pathogènes et les insectes parasites, ainsi que pour les animaux d’élevage.
Du point de vue de la répartition des espèces, et notamment des insectes, des effets liés au réchauffement des vingt dernières années peuvent déjà être observés, comme la remontée de la chenille processionnaire du pin.

Selon une étude réalisée par l’INRA (institut national de la recherche agronomique) et Météo France, une augmentation de 2°C de la température moyenne entraînerait un triplement en France des surfaces boisées en espèces méditerranéennes comme l’olivier, le chêne vert et diverses espèces de pins.
L’impact du changement climatique sur les ressources en eau a une conséquence directe sur les milieux naturels et leur biodiversité. Ainsi, la disparition presque totale du hêtre en région Centre à la fin du 21e siècle est assez probable ; en revanche le chêne vert pourrait y faire son apparition.
La forêt sera impactée par un risque accru de sécheresse et de tempête, sans oublier une aggravation du risque incendie.
La tempête de l’hiver 1999 d’un côté et l’épisode caniculaire durant l’été 2003 donnent du crédit à ces prédictions.

Le secteur agricole exposé

Le secteur agricole, le déplacement des zones de cultures peut conduire à des modifications profondes du tissu agricole. Certes, le changement climatique peut avoir des effets bénéfiques sur le rendement du maïs et du blé, mais au prix de besoins croissants en eau et à la condition que ces besoins puissent être satisfaits. Or, les ressources en eau sont déjà fragiles et le seront d’autant plus dans un contexte de changement climatique. Il faut envisager aussi une évolution du goût et de la qualité des vins.

Un risque démographique

Les populations âgées sont les plus sensibles aux phénomènes extrêmes. Or, la proportion de seniors devrait atteindre 33% de la population en région Centre en 2030. Ce vieillissement de la population et l’augmentation probable de la fréquence des canicules exposent la région à un risque de surmortalité. Il faut ajouter les risques liés aux pollutions atmosphériques, comme les affections respiratoires, la morbidité cardiovasculaire, voire des effets mutagènes et cancérigènes à long terme.

Le réchauffement climatique va accentuer les écarts de température entre les zones urbaines et les zones rurales. Il va falloir lutter contre la multiplication des « îlots de chaleur urbains ». l’intensité de l’excès de température de l’air près du sol dans les zones urbaines peut aller de 2°C pour une ville de 1.000 habitants jusqu’à 12°C pour une ville de plusieurs millions d’habitants.

Conséquences prévisibles des sécheresses et inondations sur les activités économiques

D’autres effets défavorables sont à attendre tels qu’une augmentation de la fréquence des mouvements de terrain surtout dans les zones argileuses (nord d’Orléans, sud-ouest de Tours) et une augmentation du prix du foncier en zones non inondables.

Le réchauffement climatique entraîne une hausse de la demande d’énergie électrique et a des effets sur la production d’énergie. Or, l’expérience de la canicule de 2003 a confirmé la dépendance des centrales nucléaires et thermiques à la disponibilité en eau pour le refroidissement. Sans parler de la probabilité de dommages aux infrastructures de transport et de fourniture d’énergie en raison du gel, des affaissements, des inondations voire des tempêtes.

On comprend bien que le secteur industriel est exposé à la plupart de ces risques (11.000 entreprises sont situées en zone inondable en région Centre) de même que le secteur de l’agriculture. Le secteur tertiaire (services et administrations) n’est pas pour autant à l’abri.
Les réseaux de transport pourraient subir des interruptions de la circulation et même des destructions.

Modifier nos habitudes de consommation d’énergies

Enfin, en raison de l’épuisement des énergies fossiles, il est urgent de modifier les habitudes de consommation d’énergies (l’efficacité énergétique) et de privilégier des solutions alternatives au recours à ces énergies fossiles, émettrices de gaz à effet de serre. D’où l’enjeu du développement des énergies renouvelables pour lesquelles il existe des marges de progression importantes.

Vos commentaires

  • Le 1er juillet 2012 à 10:44, par jipebe29

    La machine politico-technico-bureaucratique est lancée. Elle poursuit aveuglément son erre, en considérant que les modèles numériques du GIEC font des prévisions fiables, et que nous sommes dans une effroyable période de réchauffement climatique anthropique.

    Elle ne sait pas (ou ne veut pas savoir) que Tglobale est stable depuis 14 ans, que la montée des océans (qui fut de +2mm/an depuis 1900) tend à se réduire, que les océans sont en léger refroidissement depuis 2003, et, surtout, que les modèles numériques ne reposent que sur des hypothèses non prouvées : le rôle moteur du CO2 sur T et les rétroactions positives.

    Elle ignore que le GIEC présente de graves dysfonctionnements (audit de l’IAC), et que le GIEC a commis de graves fautes de physique, notamment par le fait que le forçage radiatif (invention du GIEC sans aucune référence scientifique) viole la seconde loi de la thermodynamique....

    Lancer un plan climat-énergie sur des bases n’ayant aucune crédibilité est vraiment du delirium carbonum, en notre pays qui fut, il y a bien longtemps, celui du siècle des Lumières, mais qui l’a oublié….

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