atouts
11/07/2012

SFR transmet sa fibre pour le très haut débit en signant sa première convention dans le Loiret, une première en France

L’opérateur de télécommunications SFR a signé le lundi 9 juillet 2012 à Orléans, une convention avec le préfet de Région, des représentants de communes de l’agglomération orléanaise, des représentants du conseil régional du Centre et du département du Loiret. Cette convention précise les conditions du déploiement d’infrastructures pour apporter internet à très haut débit à tous les habitants. Une première en France. Olivet et Fleury-les-Aubrais seront les premiers servis des 21 communes orléanaises situées dans une zone de population dense. Orléans bénéficie déjà du très haut débit. SFR continuera d’équiper l’ensemble des communes du Loiret pour que les habitants puissent avoir une offre de raccordement optimum, où qu’ils soient. Par la fibre optique ou par une autre technologie. Montargis et son agglomération sont servis par France Telecom.

Cyril Luneau, directeur des collectivités chez SFR, a signé la première convention de déploiement du très haut débit à Orléans.

La révolution numérique est en marche. Le déploiement de moyens d’accès à Internet à très haut va commencer à intervenir sur l’ensemble du territoire. Deux opérateurs, Orange-France Telecom et SFR se sont répartis la charge de poursuivre ce déploiement des réseaux, soutenus par l’Etat et les collectivités locales.

Dans le Loiret, par exemple, Orange a signé une convention avec Montargis et son agglomération. Les habitants de la ville d’Orléans ont déjà accès au très haut débit depuis plusieurs années. Restent les autres. C’est SFR qui a obtenu une délégation de service public pour transmettre sa fibre pour le très haut débit dans le Loiret. En particulier dans les zones urbaines les plus denses, à savoir en direction des 21 autres communes de l’agglomération d’Orléans (voir la cartographie ci-dessous), mais aussi sur l’ensemble du territoire départemental. Le principe vaudra pour l’ensemble de la Région Centre, avec des rôles parfois différemment répartis.

La demande est très forte

La demande de la population pour avoir accès à internet à très haut débit est de plus en plus forte, témoignent quelques élus présents ce lundi 9 juillet à la préfecture d’Orléans pour la signature d’une convention entre SFR et ses partenaires. Une première en France.
Le développement des usages et des fonctions force la mise en place des organes. Les visioconférences, les téléchargements de films, les échanges de documents numériques « volumineux », notamment entre entreprises, et avec les administrations, se multiplient et suscitent des besoins accrus de performance.
Or, les disparités sont encore fortes jusqu’alors entre ceux qui ont accès à Internet à 512 Kbits et ceux qui peuvent naviguer sur du 20 Mbits, comme c’est le cas par exemple à La Chapelle Saint-Mesmin ou Saint-Pryvé Saint-Mesmin. Sans parler des « zones blanches ». C’est la différence entre le chemin vicinal et l’autoroute, pour reprendre l’image évoquée par Cyril Luneau, , directeur des collectivités au sein du groupe SFR. Mais l’évolution ne se fait pas en claquant des doigts.

Pour le Loiret, la stratégie a été validée en juin 2010 et convertie sous forme d’un schéma d’aménagement, rappelle le préfet Michel Camux. La convention récapitule des bonnes pratiques et met l’Etat en situation d’arbitre si nécessaire, afin d’assurer l’application du planning, la cohérence de l’ensemble, voire d’appeler chacun à ses obligations. "Cette convention est une innovation dans les relations public-privé", souligne Yann Bourseguin, vice-président du Conseil régional.
Orléans, lundi 9 juillet. A la préfecture, signature de la convention avec SFR, (Photo Patrice Dézallé)
 

Déjà 840 km de fibre optique dans le Loiret

SFR est historiquement actif dans le Loiret et dans la région Centre, rappelle Cyril Luneau. D’ailleurs, c’est une filiale de SFR (Médialys) qui a bénéficié d’une délégation de service public de la part du département du Loiret pour déployer le haut débit, dès 2009, comme le rappelle Xavier Deschamps, vice-président du conseil général et président de l’association des maires du Loiret.
840 kilomètres de fibre optique ont ainsi déjà été installés, qui desservent notamment 70 zones d’activité et irriguent 300 entreprises ou sites publics.
La délégation de service pour le très haut débit fait l’objet de négociations depuis plus d’un an et demi. Il faut dire que le coût du déploiement du très haut débit dans le Loiret est estimé à près de 140 millions, hors Montargois. Mais la convention prévoit par exemple une « universalité du service » avec un point de fibre optique dans chaque commune, indique Xavier Deschamps.

 

"Le très haut débit est essentiel pour l’attractivité du territoire"

"Le très haut débit est essentiel pour l’attractivité du territoire", estime Charles-Eric Lemaignen, président de l’Agglo d’Orléans, qui attend d’être habilité par son assemblée pour pouvoir signer la convention, et bien qu’on soit "à la limites des compétences de l’AgglO". Mais il ne compte pas trop tarder car la ratification de la convention est le point de départ pour le délai de six mois au terme duquel le calendrier d’intervention doit être présenté par SFR. Pierre Bauchet, pour Fleury-les-Aubrais, et Michel Roques, pour Olivet, ont déjà l’habilitation et ont pu signer.
Ainsi, "une grande étape est franchie" estime Benoît Loutrel, directeur du programme Economie numérique au Commissariat général de l’investissement. Il souligne la particularité du système français qui a permis qu’Orange et SFR engagent des discussions au niveau national pour se répartir les rôles, tout en permettant des conventions locales avec "des engagements de nature politique".

La commercialisation du service est ouverte à tous les opérateurs

D’un côté la notion d’investissement et de rentabilité ; de l’autre le souci d’un service public de qualité. L’Arcep (autorité de régulation) a imposé que le réseau soit ouvert à tous. Un peu comme pour les autoroutes, où les constructeurs ne sont pas les gestionnaires du réseau, même si ça peut être une de leurs filiales. De ce fait, il n’y aura pas de monopole dans les zones de desserte du très haut débit. La concurrence étant considérée comme de nature à favoriser des offres d’un bon rapport qualité-prix.
Tous les opérateurs de téléphonie pourront présenter leurs offres commerciales, par exemple Free ou Bouygues et pas seulement SFR et Orange, le moment venu. Des accords entre ces opérateurs font que chacun participe d’une façon ou d’une autre au financement des réseaux. SFR se donne un délai maximum de 5 ans pour déployer dans une même commune et auprès de tous les habitants. Charge à eux ensuite de décider s’ils adoptent ou non cette technologie. À ce stade, "il faudra que vous nous aidiez à entrer en relation avec les bailleurs sociaux et avec les syndics de copropriété", demande tout de suite Cyril Luneau à l’adresse des élus.

Le calendrier des travaux sera présenté à la fin 2012

Pour minimiser les coûts et pour ne pas retarder le déploiement, SFR va réutiliser des infrastructures existantes. Des fourreaux posés à l’occasion des travaux sur les deux lignes de tramway de l’agglomération d’Orléans permettent aujourd’hui de faire passer la fibre optique sans effectuer de nouveaux travaux. Tout l’art de SFR sera justement de mettre en phase le déploiement du Très haut débit avec des travaux en cours ou à venir. Ce qui pourrait interférer sur le calendrier que l’opérateur doit rendre au plus tard dans six mois.

Mais l’on sait déjà que les deux premières communes servies seront Olivet et Fleury-les-Aubrais (en violet sur la carte ci-dessous). À la faveur de conventions particulières, les travaux ont d’ailleurs commencé dans ces communes.
La convention fixe des obligations de résultat à SFR ; elle lui permet aussi, par exemple, d’être dispensée d’autorisation pour installer toutes les « armoires de rue » nécessaires au dispositif.
 
L’Etat va apporter 24 millions pour le Loiret, dans le cadre des Investissements d’avenir. Une convention sera signée par la Caisse des dépôts et consignations. Sans parler de la participation financière des collectivités locales. La transparence n’est pas complète sur le financement. SFR ne communique pas sur ce sujet, fait savoir Cyril Luneau. Il signale toutefois que SFR investit chaque année 1,6 milliard dans son réseau et qu’il a déjà dépensé 400 millions au cours des trois dernières années sur la fibre optique. "La Région Centre a annoncé sa volonté de participer à hauteur de 20 à
25 % des projets de déploiement d’infrastructures numériques portés par les collectivités locales", rappelle de son côté Yann Bourseguin.
 
Patrice Dézallé
 
 
La convention signée le 9 juillet confirme l’engagement des collectivités territoriales à faciliter le déploiement du réseau FTTH de SFR, sur le domaine public et à l’intérieur des immeubles sur les 21 communes concernées, soit près de 69.000 foyers : Boigny-sur-Bionne, Bou, Chanteau, la Chapelle-Saint-Mesmin, Chécy, Combleux, Fleury-les-Aubrais, Ingré, Mardié, Marigny-les-Usages, Olivet, Ormes, Saint-Cyr-en-Val, Saint-Denis-en-Val, Saint-Hilaire-Saint-Mesmin, Saint-Jean-de-Braye, Saint-Jean-de-la-Ruelle, Saint-Jean-le-Blanc, Saint-Pryvé-Saint-Mesmin, Saran et Semoy.
Le déploiement de la fibre optique en France représente un enjeu industriel majeur pour le pays ;
Cette nouvelle technologie favorise l’aménagement numérique du territoire aussi bien dans le fixe que sur le mobile. De plus, les performances techniques de la fibre répondent à l’accroissement des usages et garantissent un débit stable et élevé quelle que soit la localisation géographique de l’abonné.
 
Zones denses et moins denses
Acteur du numérique, SFR considère depuis 2008 le déploiement de la fibre optique comme une priorité. Pour cela, il investit chaque année de manière croissante dans le déploiement de son réseau. L’accord de déploiement en fibre optique des zones moins denses, signé avec l’opérateur historique en 2011, confirme l’ambition et le savoir-faire de SFR en tant qu’opérateur de réseaux.
En complément des zones moins denses, SFR poursuit ses déploiements en fibre sur les zones dites denses (6 millions de lignes) dont Orléans (61.000 lignes) pour proposer d’ici 2020 l’Internet à très haut débit par fibre optique à plus de la moitié des Français.

 

 

"La fibre optique est la technologie d’avenir"

La fibre optique est "la technologie d’avenir" assure Cyril Luneau. "Grâce à cette technologie, il n’y a plus d’inégalités dans la performance comme c’est le cas avec le cuivre, qui véhicule l’ADSL". Ainsi, le « cloud computing » (services informatiques externalisés : stockage de données, utilisation de logiciels, etc.) a de beaux horizons devant lui. Les internautes que nous sommes ou que nous serons pourront être connectés en permanence et bénéficier de services et d’usages instantanés. Comme avec la télévision.
La fibre optique, réseau ultra moderne, est capable d’acheminer des débits considérables pouvant atteindre plus de 100 Mbits par seconde, ce qui représente environ 10 fois plus que le réseau ADSL actuel.
Pour les utilisateurs, c’est la possibilité d’accéder aux services Internet très haut débit, téléphone et télévision en haute qualité, dans des conditions de fonctionnement optimales.
Les temps de chargement se réduisent considérablement. Ainsi les abonnés peuvent échanger et partager des fichiers volumineux presque instantanément. Ils profitent également d’une qualité d’image excellente (qualité HD) sur plusieurs téléviseurs avec le Multi-TV et bénéficient de l’ensemble de leurs services simultanément, sans perte de qualité sur l’un d’eux.
L’entreprise Serpollet, de Lyon, à la préfecture d’Orléans, montre comment elle soude et raccorde les fils de silice par lesquels se produit le miracle de la transmission de données dans des volumes et à des vitesses « monstrueuses ». (Photo Patrice Dézallé)
 

 

Fibre optique et développement durable

Fabriquée à partir de silice 100% naturelle, la fibre optique est une technologie propre et pérenne. Elle possède une durée de vie d’au moins 25 ans et son utilisation ne requiert aucune consommation d’énergie entre le centre technique et l’abonné. Lors de son déploiement, sa maniabilité et l’utilisation de structures déjà existantes limitent la durée des travaux et, par conséquent, leurs empreintes sur l’environnement.

De plus, le très haut débit, grâce à la rapidité et la simultanéité des connexions, favorise de nouvelles habitudes responsables qui permettent la réduction des déplacements véhiculés et ainsi les émissions de gaz à effet de serre : télétravail, télémédecine, ou encore travail décentralisé vers des zones plus rares.

 

 

Vos commentaires

  • Le 18 novembre 2013 à 17:02, par DESHAIES Jean Charles

    Bonjour, _ Habitant Olivet, je désire recevoir une information, claire et précise sur les dates et avancés des travaux du Haut Débit sur Olivet et sur les quartiers, et noms des rues qui à ce jour sont équipés, depuis 2012 dates du lancement de cette opération. _ J ai le sentiment que cette opération n’avance pas très vite et que l’échéance de 2017 ne sera pas respecté. _ Dans l’attente de lire d’une réponse rapide et précise aux questions et doutes que je formule.

    Recevez, monsieur mes salutations distinguées. _ deshaies Jean Charles

Répondre à cet article


Qui êtes-vous ?
Ajoutez votre commentaire ici
Recopiez le code

Suivre les commentaires : RSS 2.0 | Atom

 
PARTICIPEZ

Ce site Puissance2D est aussi le vôtre.

> Annoncez une manifestation
> Transmettez vos communiqués de presse
> Envoyez vos photos, vidéos, enregistrements                                  (avec vos coordonnées et une autorisation de publication)
> Proposez votre blog spécialisé ou votre newsletter

envoi@puissance2d.fr

LE KIOSQUE




BIEN ETRE ET SANTE
Centre Stress Info